Rentrée littéraire 2014 (2)

Sélection à paraître en septembre 2014 :

  1. L’incolore, Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage d’Haruki Murakami : « Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. » A Nagoya, Tsukuru Tazaki avait quatre amis. Le premier s’appelait Akamatsu, on le surnommait Mr Red ; le deuxième était Ômi, Mr Blue ; la troisième, Shirane, était Miss White et la dernière, Kurono, Miss Black. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur. Tsukuru est parti à Tokyo ; les autres sont restés. Et un jour, ils l’ont appelé et lui ont dit qu’ils ne voulaient plus jamais le voir ni lui parler. Sans explications. Lui-même n’en a pas cherché. Pendant un temps, Tsukuru Tazaki a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il est mort. Tsukuru est devenu architecte, ingénieur, designer ; il construit des gares. Aujourd’hui, il a rencontré Sara. Elle veut comprendre ce cercle d’amis, elle pense que Tsukuru ne sera jamais apaisé tant qu’il ne saura pas pourquoi il a été chassé. Alors, Tsukuru va partir en pèlerinage, à Nagoya d’abord, où vivent encore deux membres du groupe, et jusqu’en Finlande, où habite Kurono, Miss Black. Un pèlerinage avec la vérité au bout du chemin. (éditions Belfond)
  2. Je te veux ! d’Heater Powell : Solveig, jeune Parisienne, part aux Bahamas chez sa tante. Elle rencontre le milliardaire William Burton dont elle tombe amoureuse. L’aventure se présente sous les meilleurs auspices, mais le jeune homme cache un lourd secret. (éditions Addictives)
  3. Le dernier gardien d’Ellis Island de Gaëlle Josse : New York, 3 novembre 1954. Dans cinq jours, le centre d’Ellis Island, passage obligé depuis 1892 pour les immigrants venus d’Europe, va fermer. John Mitchell, son directeur, officier du Bureau fédéral de l’immigration, resté seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l’épouse aimée, et Nella, l’immigrante sarde porteuse d’un étrange passé. Un moment de vérité où il fait l’expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d’événements tragiques. Même s’il sait que l’homme n’est pas maître de son destin, il tente d’en saisir le sens jusqu’au vertige. A travers ce récit résonne une histoire d’exil, de transgression, de passion amoureuse d’un homme face à ses choix les plus terribles. (éditions Noir sur Blanc)
  4. Autour du monde de Laurent Mauvignier : Rencontrer une fille tatouée au Japon ; sauver la vie d’un homme sur un paquebot en mer du Nord ; nager avec les dauphins aux Bahamas ; faire l’amour à Moscou ; travailler à Dubaï ; chasser les lions en Tanzanie ; s’offrir une escapade amoureuse à Rome ; croiser des pirates dans le Golfe d’Aden ; tenter sa chance au casino en Slovénie ; se perdre dans la jungle de Thaïlande ; faire du stop jusqu’en Floride.
    Le seul lien entre les personnages est l’événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique quotidien donnant à tous le sentiment et l’illusion de partager le même monde.
    Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d’abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l’anonymat. (éditions Minuit)
  5. Le dernier jour de José Herbert : Martin est écrivain. Il vit reclus dans une petite ville où il pleut toujours, Fouilly sur Serpentine. Son inspiration : la mort, la religion, le loufoque. Un matin, il se réveille, sa femme morte à ses côtés. Cynique, il part au Maroc comme il l’avait prévu et confie les obsèques aux Pompes Funèbres. A son retour, en furetant sur le net, il tombe sur un site qui prétend lui fournir la date de sa propre mort. Il répond au questionnaire et la date s’affiche : le 21 janvier prochain à 10h22 ! Il se trouve que c’est la date exacte, et l’heure exacte de la décapitation de Louis XVI en 1793. Stupeur ! Hésitations ! Il resterait donc à Martin 120 jours à vivre… A l’approche de la date fatidique, des événements particuliers, des lieux, des personnages étranges et loufoques vont se succéder tandis que Martin organise son dernier jour… Quand, à 10h22, le jour dit sonne enfin… (éditions Atria)
  6. Betty Bulle de Marie Burigat : Betty broie du noir. Elle traine en pyjama dans une chambre d’hôtel miteuse depuis quatre mois. Seule. Enfin, avec Germaine, son poisson rouge sujet à l’aérophagie. Toute sa vie a explosé, Jean-Boris l’a quittée ! Pire, il l’a mise à la porte ! Et à 42 ans, bien sûr, tout est fini ! Mais c’est l’enterrement de Cookie. Betty y retrouve sa tante Gabrielle, une vieille fille qui enterre sa seule amie et colocataire. Toutes les deux vont se retrouver dans la vieille maison aux parfums d’enfance, près du lac. Betty découvre que sa vieille tante y héberge déjà une jeune gothique, mal dans sa peau, qui répond au nom de Mo’. Petit à petit, entre blessures et chagrins, elles se découvrent et, ensemble, tâchent d’apprivoiser la vie… Betty va peut-être trouver la force et le courage de l’affronter pour de bon, cette vie. La rage au cœur ! Et qui sait…(éditions Atria)
  7. Le pays blanc de Sherko Fatah : Bagdad 1930. Le jeune Anouar ne comprend rien aux mouvements politiques de son temps. Il rêve de belles maisons, de voyages et peut-être un peu de la sœur de son ami juif. Il rêve de devenir quelqu’un, mais il n’est qu’un petit voleur dont le talent se résume à la grande habileté à escalader les façades des maisons pour les dévaliser et voir la ville depuis leurs terrasses. Pris dans le tourbillon du déclenchement de la guerre il tombe dans les réseaux de l’organisation fasciste irakienne des Chemises noires. Ce qui lui vaudra de devenir factotum du grand mufti de Jérusalem réfugié à Bagdad et allié aux nazis pour combattre les Anglais en Palestine. Il fait partie de sa suite lorsque le Grand Mufti part pour Berlin en 1941. Là il finit de se perdre, bousculé par des événements qu’il ne comprend pas, et sera enrôlé dans une légion musulmane des Waffen-SS chargée de la répression des résistants de Biélorussie et de l’insurrection de Varsovie.
    Anouar va survivre, il retournera brisé et défiguré à Bagdad, où il reconnaîtra dans l’hôpital où il travaille comme coursier, un médecin SS rencontré sur le front de l’Est et devenu espion au service de la nouvelle République fédérale allemande.
    Avec cet incroyable roman d’aventures à l’écriture prenante, dense, dépouillée, Sherko Fatah nous fait découvrir une histoire dont les répercussions nous ouvrent les yeux sur le présent du Moyen-Orient. (éditions Métailié)
  8. J’existe à peine de Michel Quint : Alexandre Sénéchal est un forain, admirateur du transformiste italien Leopoldo Fregoli. Avec sa troupe, il s’amusait à recréer de scabreux faits divers jusqu’à un tragique accident au cours d’une représentation. Lâché par tous après le drame, il se réfugie dans son Nord natal, où il est attendu par Julius, le curé qui l’a pris sous son aile lorsqu’il était un môme maltraité par ses parents adoptifs. De retour sur les lieux de son enfance, Alex est rattrapé par son passé. Julius lui annonce qu’il lui révélera l’identité de sa mère à condition qu’il remonte sur les planches. Ce qu’il fait. Il rencontre à cette occasion la belle Marion, héritière de l’entreprise de la Lainière, et Léonore, elle aussi amochée par la vie. Pour aider cette dernière à faire le deuil de son père, Alex décide de mettre en scène l’événement déclencheur de son suicide – un vol de liquidités dans le tramway. Ils découvrent, au fil de leurs recherches, qu’il s’agissait en réalité d’un complot. Parallèlement, Alex se décide enfin à rendre visite à sa mère, sans se douter des terribles révélations qui l’attendent. Affranchi des entraves du passé, Alex arrivera-t-il enfin à exister sans se cacher derrière les nombreux masques qu’il a jusqu’alors arborés ? (éditions Héloïse d’Ormesson)
  9. Portrait d’après blessure d’Hélène Gestern : Il s’appelle Olivier, elle s’appelle Héloïse. Ils partent déjeuner, mais la rame de métro dans laquelle ils sont montés est gravement endommagée par une explosion. Restera de cet accident des corps meurtris, un sentiment brisé et une photo de leur évacuation, si violente et si impudique qu’elle va tout faire trembler autour d’eux. Ils n’auront qu’une obsession : réparer les dégâts que cette image aura causés dans leurs vies.
    « Portrait d’après blessure » raconte l’histoire de deux êtres aux prises avec le pouvoir des photographies, qu’elles parlent la langue de la dignité ou celle du désastre. (éditions Arléa)
  10. Trois enfants du siècle de Cyril Massarotto : Marianne est une jeune femme qui aime son prochain. Et qui aime manifester son amour. Lorsqu’un homme lui plaît, elle le lui dit sans ambages et le met dans son lit aussitôt. Elle fait la connaissance de Salim sur les Champs-Élysées, alors qu’il y traîne avec des amis. Elle lui donne son numéro et l’invite quelques jours plus tard à l’accompagner dans une soirée. Elle a également invité Matthias, ancien skinhead et fervent adhérent de Génération Identitaire. La rencontre entre les deux jeunes hommes est explosive. Surtout lorsqu’ils se rendent compte que pour Marianne, il n’est pas question de faire un choix. Elle veut coucher avec eux deux, ensemble, sinon rien. Leur ménage à trois commence. Chacun réussira-t-il à faire un pas vers l’autre ? Parviendront-ils à passer outre leurs convictions, leurs idées reçues, leur méfiance ? Et Marianne, que cherche-t-elle exactement ? Est-elle à la recherche de son plaisir, ou poursuit-elle un autre but ? Dans ce roman au ton résolument provocateur, Cyril Massarotto dresse le tableau d’une société traversée par des aspirations contraires. Un texte ancré dans une réalité brute, décrite sans fard. (édtions XO)
  11. L’oeil du prince de Frédérique Deghlet : Années 1980 : Mélodie, une jeune Cannoise, commence son journal intime. 1964 : Yann, un Français habitant New York, semble avoir laissé sa vie derrière lui. Vingt ans plus tard à San Francisco, Benoît voit son couple se déliter alors même que sa carrière de pianiste connaît une envolée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux résistants, Alceste et Agnès se découvrent amoureux grâce à leur correspondance. Celle-ci sera ouverte, un demi-siècle plus tard, par une vieille dame aux pensées habitées par les hommes qu?elle a aimés. Cinq voix s’élèvent à travers le temps et l’espace pour tenter de saisir leur chance, de comprendre leur vie, de mettre des mots sur le sentiment amoureux. Destin, hasard ou fatalité, un seul être peut savoir ce qui les lie : le lecteur. (éditions J’ai lu)
  12. Petits oiseaux de Yoko Ogawa : Quand son petit frère est en âge de parler, lui seul comprend ses mots “flûtés”. Car ce langage est celui des oiseaux, celui qui sait dire la poésie d’un monde que les humains ont oublié. Un roman sur les êtres différents, leur douceur, leur mémoire magnifique et leur extrême sensibilité.(éditions Actes Sud)

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