Thérèse Desqueyroux – François Mauriac

Éditions Le Livre de Poche (1995) – 189 pages

Thérèse Desqueyroux
 
 

Présentation de l’éditeur :

Pour éviter le scandale et protéger les intérêts de leur fille, Bernard Desqueyroux, que sa femme Thérèse a tenté d’empoisonner, dépose de telle sorte qu’elle bénéficie d’un non-lieu. Enfermée dans la chambre, Thérèse tombe dans une prostration si complète que son mari, effrayé, ne sait plus quelle décision prendre ? Doit-il lui rendre la liberté ?


 

Dans un premier temps il faut savoir que Thérèse a épousé par sa propre volonté Monsieur Desqueyroux, afin de rassembler leurs biens, mais elle qui est intelligente et a ses propres opinions sur tout, elle se lasse très vite de son mari qui lui paraît inconvenant puis, elle se sent étouffer dans leur domaine d’Argelouse et ressent même du dégoût pour sa fille. Arrivera-t-elle à échapper à cette vie non rêvée ? la réponse est au lecteur.
C’est donc à travers cette histoire d’empoisonnement, que l’on apprend à connaître Thérèse Desqueyroux dont François Mauriac nous dépeint sa psychologie, en utilisant une écriture simple et concise. De plus, l’auteur utilise la première personne et également la vision extérieure afin de mieux assimiler le ressenti de notre héroïne.
En plus d’être une histoire d’amour décevante, c’est aussi une analyse de la société bourgeoise de l’entre-deux-guerres où il fallait à cette époque, une certaine convenance dans la vie conjugale.
Bref, je n’avais encore jamais lu d’œuvres de cet auteur et je dois reconnaître que je ne suis pas déçue car j’ai aimé sa plume et, il faut savoir que ce roman publié pour la première fois en 1927, est inspiré d’un fait divers : celui d’Henriette Canaby qui fut accusée en 1905 d’avoir voulu empoisonner son mari.
Pour conclure, il ne me reste plus qu’à voir l’adaptation cinématographique de Claude Miller avec Audrey Tautou.

Moi, songeait Thérèse, la passion me rendrait plus lucide; rien ne m’échapperait de l’être dont j’aurais envie.

Rien ne calme, rien n’endort vraiment, si ce n’est pour l’éternité.

Chaque minute doit apporter sa joie, – une joie différente de toutes celles qui l’ont précédée.

Et rien ne peut arriver de pire que cette indifférence, que ce détachement total qui la sépare du monde et de son être même. Oui, la mort dans la vie : elle goûte la mort autant que la peut goûter une vivante.

au fil des saisons

Publicités

4 réflexions sur “Thérèse Desqueyroux – François Mauriac

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s