Le Cœur en braille – Pascal Ruter

Éditions Didier Jeunesse (2012) – 291 pages

Le coeur en braille

Présentation de l’éditeur :

Jusque là, pour Victor, une année scolaire, c’est du saut à l’élastique sans l’élastique. Ce qu’il préfère ? Écouter les Rolling Stones, se gaver de loukoums avec son copain Haïcam, parler mécanique avec son drôle de père…Quand il ne s’amuse pas à planquer le papier toilettes des filles, il essaie d’échapper aux punitions qui pleuvent sur lui comme la foudre sur le paratonnerre. Mais lorsque Marie-José, génie absolu, déboule dans sa vie un beau jour de contrôle de math, c’est tout son univers qui implose…

P.S.: Si vous avez envie de rire, c’est normal. Si vous avez envie de pleurer, c’est normal aussi.


 

Le narrateur de ce roman est Victor, un collégien en échec scolaire, préférant le rock et partager la passion de son père pour la mécanique. Mais avant tout, c’est un garçon au grand cœur, auquel on s’attache dès les premières pages par sa simplicité. À ses côtés, on fait la connaissance de son meilleur ami, Haïcam, un personnage très atypique, passionné de jeux d’échec et philosophe à ses heures, ainsi que d’autres protagonistes tout aussi agréables. Mais, c’est surtout son évolution au près de Marie-José que l’on va suivre, c’est une prodigieuse du violoncelle et une brillante élève qui va se proposer de l’aider dans ses devoirs. Ainsi, une belle amitié débute entre eux mais, la jeune fille perd la vue petit à petit et notre jeune héros devra faire preuve de courage afin de soutenir son amie.
« Le Cœur en braille » est un livre plein d’émotions où se mêlent joie et tristesse sans pour autant tomber dans la mélancolie car, même si le sujet peut paraître dur au premier abord, l’auteur l’évoque de façon légère, tout en nous faisant prendre conscience des obstacles que produit cet « handicap ».
Bref, j’ai adoré cette lecture, et je ne peux que la recommander tellement, c’est beau et touchant.

– La vie mon vieux, c’est une étape de montagne, et pas un contre-la montre.

Tout est dans le départ. Pas trop brusque, mais vif tout de même.

Avant, je n’avais à être à la hauteur de rien du tout, ce qui était bien reposant, tandis qu’à présent tout le monde attendait de moi des résultats. Je risquais de décevoir, et quand on porte en soi la déception des autres, franchement c’est l’angoisse totale, car il n’y a plus beaucoup d’espoir.

Si un jour tu n’es plus là, papa, je garderai le bleu de tes yeux pour me chauffer le cœur.

Je me demande bien pourquoi les choses tristes ça fait du bien à entendre…

Il y a des fois où l’art, ça ressemble à un ring de boxe où vous prenez des coups qui vous élèvent tout en vous mettant K.-O.

Le présent, c’est surtout du souvenir en préparation, et c’est ce qu’on appelle la mélancolie.

Il n’y a pas à dire, les tracas des autres, quand ils deviennent aussi les nôtres, eh bien, notre vie, elle change complètement, parce qu’on a quelqu’un à sauver et qu’il faut être à la hauteur.

coeurs

Jeunesse & Young Adult

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