Jim Harrison, l’écrivain qui parlait aux ours, est mort.

L’écrivain américain Jim Harrison s’est éteint à l’âge de 78 ans, samedi 26 mars, à la suite d’une crise cardiaque, chez lui dans l’Arizona.

Il affirmait commencer sa journée par « neuf cigarettes et neuf cafés », et confessait, dans un entretien publié par L’Obs en 2009 (lors de la sortie de son ouvrage, Une odyssée américaine) que sa santé n’était « pas très bonne » : l’écrivain américain Jim Harrison est décédé d’une crise cardiaque samedi 26 mars, à l’âge de 78 ans.

Né en décembre 1937 à Grayling dans le Michigan, il avait entamé des études de lettres à New York avant de fuir la ville sur la route de l’Amérique et de démarrer sa carrière d’écrivain. L’écriture était sa « colonne vertébrale », elle représentait une large partie de sa vie et lui-même se définissait comme un acharné du travail. Traduit en plus de vingt langues, Jim Harrison avait à cœur d’explorer à la fois l’Amérique, et l’identité américaine. Ayant beaucoup voyagé, aux États-Unis (outre le Michigan, il a traversé le Colorado, le Minnesota, le Wisconsin, le Nouveau-Mexique, emprunté la célébrissime Route 66 jusqu’à San Francisco, découvert Hollywood…) mais aussi en Europe, en Afrique, il était devenu l’un des principaux représentants du nature writing, courant littéraire célébrant l’art d’écrire sur la nature et les grands espaces, dont il était amoureux. Son autre obsession était de donner une voix à ceux qui n’en avaient pas, notamment les Indiens d’Amérique. L’une de ses œuvres les plus célèbres s’intitule d’ailleurs Dalva (1989), portrait d’une jeune femme qui doit concilier sa vie de femme moderne et ses origines indiennes. Loin du cliché du cow-boy américain, le roman a longtemps été considéré comme celui de la « vraie » Amérique, celle des prairies et des forêts.

Son premier succès, Légendes d’automne, (adapté au cinéma en 1994 avec Brad Pitt et Anthony Hopkins) raconte quant à lui l’histoire d’une famille du Montana dans les années 1920, à travers le récit d’un vieil indien. Grâce à son ami Jack Nicholson, « Big Jim » signera également plusieurs scénarios pour Hollywood, parfois adaptés de ses nouvelles : Cold Feet (film de Robert Dornhelm, réalisé en 1989, avec Keith Carradine et Tom Waits, et jamais diffusé en France), Vengeance de Tony Scott (adapté de sa nouvelle Une vengeance) ou Wolf (1994) de Mike Nichols, avec Jack Nicholson et Michelle Pfeiffer. Son goût pour le voyage se retrouve aussi dans plusieurs autres de ses livres, d’Un bon jour pour mourir à De Marquette à Vera Cruz, en passant par Retour en terre ou encore Une odyssée américaine.

(source : Telerama)

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