Les combats d’Alexandre Dumas

Ce feuilleton héroïco-comique, anticlérical et garibaldien en diable, paraît enfin dans son intégralité.

Tout est exceptionnel dans Un cas de conscience. D’abord, l’aventure de son édition. Dans sa préface, Claude Schopp, le spécialiste de Dumas, rappelle l’étonnante genèse de ce feuilleton publié partiellement du 4 au 17 juin 1866 dans le quotidien Le Soleil, propriété de Moïse Millaud, ami de l’auteur des Trois Mousquetaires.

Puzzle narratif qui fait s’enchâsser plusieurs récits, il évoque « l’expédition des Mille » de Garibaldi (en mai 1860, le général italien s’attaque au royaume des Deux-Siciles avec un millier d’hommes contre 40000soldats bourboniens) à travers le rôle héroïco-comique de Mustang, le chien d’un jeune volontaire anglais. Un bloodhound qu’Alexandre Dumas, qui se met en scène, retrouvera à Paris aux prises avec une ultra mondaine réactionnaire, sorte de « Milady du bénitier ».
Un véritable bijou d’humour

Mais cette violente charge contre le pouvoir temporel du pape Pie IX et l’hypocrisie de la confession sera censurée (une dizaine de passages au total) par Millaud lui-même, qui a déjà eu maille à partir avec les antisémites et les catholiques.

Claude Schopp a mis récemment la main sur le manuscrit original et le publie aujourd’hui, en signalant les coupes d’hier. Un véritable bijou d’humour. Et l’illustration parfaite, comme l’écrit Schopp, de l’originalité de Dumas: « la virtuosité narrative mise au service d’un profond engagement politique ». (source : L’express)

 

Un cas de conscienceÉditions Phébus, 112 pages (paru le 02/05/2016)

Édition établie, présentée et annotée par Claude Schopp

On peut être un héros sans peur et sans reproche mais nourrir des regrets, même lorsqu’on s’appelle Giuseppe Garibaldi.

Un soir après dîner, alors que l’artisan de l’unité italienne raconte ses exploits à de jeunes aristocrates anglaises, la comtesse d’Argyle lui pose une question bien indiscrète : « Général, voyons, franchement, quelle est l’action que vous vous reprochez le plus sévèrement ? »

Garibaldi n’hésite pas. Il explique à ses admiratrices que c’est une injustice qu’il a faite… à un chien.

Un cas de conscience parut dans le journal Le Soleil entre le 4 et le 17 juin 1866, expurgé de longs passages anticléricaux, restés inédits. Publié pour la première fois en volume, ce court roman à tiroirs est donné ici dans son intégralité. Pour redécouvrir un écrivain engagé dans son siècle et savourer sa virtuosité au service d’un chien héroïque.

Phébus

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