Voici un livre qui a l’air intéressant :

Les créatures à poils et à plumes à la cour de France

Un essai riche en anecdotes sur le rôle des animaux à la cour de France.

C’est parfois en observant les bêtes qu’on en apprend le plus sur l’homme. Tel est le credo de Joan Pieragnoli avec son surprenant essai La Cour de France et ses animaux. L’historien analyse en effet la présence et le rôle des créatures à poils et à plumes dans le cercle royal, en se concentrant sur les XVIe et XVIIe siècles.

Cette période riche en changements déleste ainsi les animaux de leurs propriétés mythologiques et instaure des hiérarchies, y compris au sein d’une même espèce. Ainsi, il n’y a guère de rapports entre la vie des chiens « de force », chargés d’attaquer les gros animaux, et celle des « petits chiens enrubannés », chéris par Louis XIII et Richelieu. Les ménageries vont alors pulluler, accueillant aussi bien des grands fauves que des autruches.

Un rôle diplomatique

La présence, à la cour, d’animaux exotiques venus des colonies comme les perroquets ou les singes, permet aussi au monarque d’affirmer son pouvoir sur la noblesse. Mais ces créatures ont aussi une fonction diplomatique, lorsqu’elles sont offertes à une puissance étrangère.

Par ailleurs, Joan Pieragnoli décortique la codification et l’aménagement de l’espace pour les besoins des chasses royales, la gestion du gibier et revient sur des charges essentielles comme celles de « grand veneur de France » ou de « grand fauconnier ». Histoire de rappeler que l’homme est, à plus d’un titre, un animal politique.

(source : L’Express)

la-cour-de-france-et-ses-animauxLa cour de France et ses animaux (XVIe-XVIIe siècles)
Joan Pieragnoli

Résumé

Longtemps abandonnés à la petite histoire, les animaux font pour la première fois l’objet d’une étude systématique qui révèle leur rôle dans le développement de la vie de cour. Les animaux, ce sont d’abord les petits chiens et les espèces exotiques présents dans l’entourage direct du monarque et qui assurent la fortune de leurs gardiens. Ce sont aussi, comme les principaux gibiers, ceux qui décident de l’implantation des châteaux du souverain, que ses meutes et ses oiseaux suivent dans son itinérance lors de chasses et de séjours de villégiature. Ces auxiliaires de chasse sont eux-mêmes à l’origine de services spécifiques de la maison du roi, dont le développement est proportionnel à celui de la cour et assure l’ascension de certains grands lignages et celle des principaux favoris. Éléphants, autruches et bien d’autres encore complètent le bestiaire de la cour, qui côtoie ces animaux dans les palais, lors des ambassades, ou les admire dans les ménageries royales. À travers celle de ses animaux, c’est bien une autre histoire de la cour de France qui se dessine. (voir plus)

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